Souvent perçu comme une qualité, et bénéficiant d’une Aura plutôt positive dans la culture française, le profil épicurien est le 7ème profil personnalité de l’ennéagramme. Comme les autres profils, il n’est pourtant pas que forces. (suite…)
Le sixième profil de l’Ennéagramme est le plus souvent baptisé « Loyaliste » mais aussi parfois « Loyaliste/sceptique »! Ce dernier titre reprend mieux le caractère ambivalent du profil, souvent tiraillé entre confiance et doute.
Côté Jardin (forces)
Les personnes de profil 6, dit loyaliste, sont des collaborateurs fiables, organisés, qui font leur travail avec sérieux et constance, en assumant leurs responsabilités. Ils ne cherchent pas à faire un travail parfait comme les perfectionnistes, mais à le faire bien et en conformité avec les règles de fonctionnement du groupe de travail auquel ils appartiennent. Soucieux du bon fonctionnement de l’équipe, ils aiment travailler dans un cadre sécurisé, où les relations sont simples et bienveillantes, où les changements ne sont pas trop brutaux et où le responsable est reconnu, en particulier pour ses compétences et sa franchise. Il est fier de sa loyauté aux autres et en attend de même de ses collègues.
Leur relation ambivalente à la hiérarchie les rend parfois un peu soupçonneux et dans la projection de ce qu’ils croient comprendre des intentions du dirigeant. Ils peuvent devenir assez agressifs envers la hiérarchie, du moment qu’ils font partie du groupe qui s’y oppose. Souvent inquiets, ce sont des collaborateurs qui doutent d’eux, du groupe, de leur responsable. Parfois, ils prennent des décisions inappropriées et non rationnelles, sous la pression, ce qui peut les rendre imprévisibles. Si jamais, ils découvrent une trahison, un secret caché, ils le vivent mal.
Adjectifs : mais aussi parfois trop axé sur le défi et/ou craintif, soit trop prudent ou trop preneur de risques, inquisiteur.
Motivation principale : Voudraient avoir la sécurité, sentir le soutien des autres, avoir des certitudes et être rassurés, tester les attitudes des autres envers eux, combattre leur anxiété et leur insécurité.
Convictions, formules préférées : Attention ! Il faut être prêt à tout ! La vie est dangereuse. Tout peut arriver. Le pire est à venir.
La phrase qu’il ne dira sans doute jamais : Yala, pas de soucis, allons-y !
Si je devais les résumer : La confiance n’exclut pas le contrôle.
Et boum, ils deviennent chefs de projets !
La bonne nouvelle, c’est que l’analyse de risques du projet va être au top, avec des scénarios alternatifs et des plans de remédiation ! La mauvaise nouvelle, c’est que l’ambiance peut parfois être un peu stressante, genre la fin du monde est pour demain ! Ce ne sera pas serein…car le mode projet – on ne sait pas très bien d’où on vient, on ne sait pas très bien où on va… – n’est pas forcément la tasse de thé du Loyaliste.
Les loyalistes sont de bons professionnels quels que soit leurs métiers, capables de prendre des responsabilités ou de faire des boulots « ingrats » pour le bien de l’organisation, sans hésiter à mettre les mains dans le cambouis pour aider l’équipe. Ils vont néanmoins préférer les environnements stables, où les règles de fonctionnement du groupe sont connues, où l’avenir est assez prévisible. Ce sont de bons collaborateurs sur lesquels s’appuient les organisations qui n’hésitent pas à les nommer chefs de projets.
Mais, à un certain moment, leur évolution se heurte à deux problèmes :
D’une part, ils arrivent à des postes de management. Or conduire une équipe projet, ce n’est plus tout à fait faire partie de l’équipe. C’est une position plus exposée, avec une relation spécifique avec le sponsor. La relation à l’autorité ambivalente (j’en ai besoin mais je la challenge) du loyaliste lui pose également des problèmes quand il devient chef de projet. Il doute de lui ! A-t-il fait comme il fallait ? Faut-il forcer un peu la main aux équipiers projet sur cette décision ? Ces hésitations finissent par les rendre anxieux et indécis. Ce qui crée des tensions au sein de l’équipe qui, le plus souvent, veut juste que la décision soit prise et expliquée. C’est le boulot du chef de projet. De fait, le loyaliste n’aime pas trop porter la responsabilité de l’autorité, encore moins si le poste requiert une dimension politique.
D’autre part, l’environnement VUCA qui se développe crée des conditions changeantes, où les règles sont beaucoup plus floues qu’auparavant. Il faut s’adapter vite et les règles changent sans avoir toujours été clairement expliquées ou partagées. Le changement est anxiogène, il est rarement clair et laisse la place à une part d’interprétation importante. Pour peu que la conduite de projet devienne agile…Avec sa manie de voir le verre à moitié vide, les loyalistes se font des nœuds au cerveau parfois sans motifs réels. Le bon côté, c’est que si le pire arrive, le loyaliste est prêt, il a des scénarios de secours, élaborés certes dans la douleur et le stress, mais opérationnels.
On fait quoi du coup ?
Les loyalistes ont une énorme qualité, c’est qu’ils sont fiables et totalement engagés pour le groupe, à partir du moment où ils sont en confiance. Mais cette confiance se mérite et il leur faut des preuves tangibles, car ne pas respecter la parole donnée leur est in-ssu-por-ta-ble ! Une fois en confiance, sur eux et sur les autres, ils deviennent d’excellents chefs de projets, bienveillants, plus optimistes et positifs au quotidien, avec une relation à la hiérarchie et à la prise de risque plus posée.
Quand j’accompagne un chef de projet loyaliste, je travaille sur 5 points :
D’abord créer la relation de confiance entre nous (je dis ce que je fais, je fais ce que je dis etc.)
Sur la confiance en soi, en acceptant des feed-backs positifs (en donner mais surtout en recevoir)
En valorisant ce qui a été fait par l’équipe (un peu de célébration ne nuit pas)
En travaillant avec un sociogramme sur les enjeux des acteurs (prise de hauteur)
En partageant les doutes en équipe de projet (c’est mieux que de se faire des films..)
Loyalistes, vous êtes adorables !
Faites confiance, c’est reposant! Il y a tant de gens supers sur terre…
Excusez mon titre un peu provocateur. Mais si j’écris juste « Mon chef de projet est altruiste », personne ne va comprendre que ce n’est pas le « Graal » mais juste un profil de personnalité comme un autre avec ses bons côtés et ses faiblesses! (suite…)
Le terme Créatif est parfois remplacé par le mot « Romantique » selon les différentes versions de l’ennéagramme. Ou encore par l’adjectif «Tragico-romantique ». (suite…)
Bon, je vous le concède, le vrai profil ennéagramme est « Battant’. Mais « Winner », ça le fait bien et je me suis bien mis dans le profil pour le coup ! Faut que ça claque ! (suite…)
Pas d’affolement ! Il est possible de survivre à un chef de projet perfectionniste! Enfin, à priori…Certains ne sont plus là pour témoigner :-> ! (suite…)
Mes 36 bonnes résolutions pour face aux 36 jours de grève SNCF !
On ne va pas se mentir : 36 jours de grève, ce n’est pas une bonne nouvelle pour un formateur indépendant ! Pas de trains, pas de stagiaires. Pas de stagiaires, pas de formation. Pas de formation, pas d’argent ! C’est très pénalisant pour tous les organismes de formation !
Je n’ai pas le choix de la situation mais j’ai toujours la liberté de choisir la façon dont je veux faire face à cette situation !
J’ai choisi d’en faire une opportunité ! Voici donc mes 36 bonnes résolutions pour face aux 36 jours de grève de la SNCF !
Boire un coup à la santé des cheminots ( un Gewurztraminer, ma femme adore )
Faire une photo de jonquilles dans mon jardin (c’est le printemps !)
Faire une après-midi Game of Thrones & Nutella
Atteindre 100 likes sur ce post, autant de signes d’énergie positive envoyés au monde
Me promener sur les quais du Rhône, côté Piscine, mon coin favori
Acheter des poissons rouges pour agrandir mon bassin
Déconnecter complet 24h!
Faire un selfie gare de la Part-Dieu, jour de grève !
Faire une photo d’une Azalée dans mon jardin
Aller chercher ma fille en station à la fin de la saison
Faire une terrasse au restau La cocagne
Brûler un cierge à notre dame de Fourviere
Faire livrer des fleurs à mon épouse sur son lieu de travail
Commander un gâteau dans la meilleure pâtisserie de Lyon.
Escapade en amoureux
Dîner en amoureux
Censuré!
Faire un selfie gare de perrache, jour de grève
Finir de planter mon massif d’hortensias(depuis le temps)
Atteindre 500 likes sur ce post, autant de signe de joie envoyés au monde
Faire un blablacar si je dois monter en voiture pour une formation
Initiation au Qi Gong
Visiter le Grand-Hotel Dieu de Lyon ( inauguration le 27 avril 18 )
Acheter une poupée Vaudou et des épingles (grosses)
Participer à la fête des voisins (24 mai 2018)
Faire une photo de pivoine dans mon jardin
Faire un goûter à la cordée liberté, mon espace de coworking
Faire un cadeau au fiston
Faire un cadeau à ma fille
Cueillir des cerises dans mon jardin
Essayer une voiture hybride pour la planète
Faire une après-midi cinéma solo à Confluence
Laisser la place à l’imprévu
Tester la navette vaporetto confluence
Atteindre 1000 likes sur ce post, autant de signes d’Amour envoyés au monde
Boire une coupe de champagne à la santé des cheminots
« Montrez-moi quelqu’un qui n’a pas d’égo, et je vous montrerai un perdant. Avoir un égo sain, ou une haute opinion de soi, c’est un vrai truc positif dans la vie ! »
Facebook 9 décembre 2013 – Donald Trump
Qu’est-ce que l’EGO ?
S’il est bien un concept soumis à de nombreuses définitions, c’est le mot EGO. Chacun y met un peu de soi et il est difficile de trouver une définition unifiée de ce concept. Le futur président américain, D. Trump, confond ci-dessus estime de soi et Ego mais il souligne l’importance positive du « truc »…
Voici une définition de l’Ego issu de la psychologie :
« Ego : du latin « je », le sujet. Le mot ego désigne la part de la personnalité chargée d’équilibrer les différentes forces auxquelles est confronté le psychisme de l’individu. Ces forces incluent ses pulsions profondes, sa morale personnelle et la réalité du monde extérieur tel qu’il le perçoit. »
En quoi est-ce une force ?
L’Ego recherche l’équilibre. Pour préserver cet équilibre, vous allez vous défendre des agressions susceptibles de perturber cet équilibre fragile.
Si vous vous trouvez confrontés à un évènement qui vous met en danger émotionnellement, physiquement ou psychologiquement, vous adoptez des réactions adaptées pour vous défendre et maintenir cet équilibre. Cela vous donne une grande énergie pour éviter ce qui vous fait souffrir, comme l’échec par exemple.
« « Quand je perdais j’avais envie de mourir. Et comme j’avais l’impression de devenir quelqu’un en gagnant, dans la défaite qui suivait je devenais un « nobody ». »
Boris Becker, vainqueur de 6 tournois du grand schlem en tennis et N°1 mondial en 1991.
Atteindre ses objectifs ?
Cette force va vous permettre d’atteindre vos objectifs. Atteindre ses objectifs, quels qu’ils soient, c’est une réussite en dehors de tout jugement de valeur des objectifs en question.
Jonny Wilkinson, un des meilleurs joueurs de Rugby du monde, connu pour ses entrainements obsessionnels et sa volonté de chercher le coup de pied parfait s’est fixé des objectifs clairs : « Depuis la Coupe du Monde 1987, j’écris ce que je veux faire ».
Jouer pour l’équipe d’Angleterre
Être le numéro 10 de l’équipe d’Angleterre
Être le buteur de l’équipe d’Angleterre
Être capitaine de l’équipe d’Angleterre
Disputer une Coupe du Monde
Gagner une Coupe du Monde
Jouer pour les Lions Britanniques
Être désigné meilleur joueur du monde
En 2011, il a quitté le terrain avec ses objectifs atteints. Meilleur joueur du monde en 2003.
Quel est le prix à payer ?
Si l’EGO est une vraie pile atomique pour avancer, cela peut aussi devenir rapidement un handicap en fonction du système de défense que vous adoptez.
Dans tous les cas, vous ne pouvez pas vous défaire de votre égo. L’ego est une représentation virtuelle, il n’a pas d’existence légale, il n’est pas localisé dans une partie du cerveau. Mais sa volonté de maintenir l’équilibre fait écran à la vraie nature de l’homme. Certains auteurs comme le sage indien Krishnamurti (1895-1986) parlent de l’ego comme d’une fausse personnalité constituée de souvenirs et d’expériences.
L’ego ne permet pas à l’homme d’atteindre une vraie liberté et les enchaines a des automatismes souvent associé à des schémas de souffrance (égocentrisme, orgueil, vanité, amour-propre, « perception erronée du monde »). Mais la souffrance, l’égocentrisme, n’empêchent pas d’atteindre la réussite. C’est juste une question de prix à payer.
En l’occurrence, Jonny Wilkinson a payé le prix fort la réalisation de ses objectifs. Il vomissait de stress avant les matchs, passait des nuits blanches. Et surtout il n’a pris aucun plaisir à jouer. Pendant des années.
« J’ai commencé à quatre ans et jusqu’à, disons, 13 ans, j’ai juste pris du plaisir. Non, peut-être moins que ça, peut-être jusqu’à 10 ans. […]
Je pense que je mens, en fait c’était plutôt de quatre à six ans. A cet âge-là, et je me suis penché dessus, je commençais déjà à me créer ces angoisses sur ce que cela signifiait d’échouer. Avant cela, je prenais le ballon et courais avec, et je pouvais être déçu après un match mais comme tous les enfants, je retrouvais vite le sourire. [A partir de six ans], le sourire ne venait plus et je gardais ma déception avec moi. »
Garder le contrôle de son Ego
S’il n’est pas possible de supprimer son égo, il est possible d’éviter d’en faire le seul maitre à bord.
Le travail de conscience de soi, de connaissance de soi puis d’acceptation de soi permet de comprendre son propre fonctionnement égotique et d’en contrôler les aspects les plus pathologiques.
Pour cela, il faut vous entrainer dans votre discipline ou métier mais aussi vous entrainer dans votre développement personnel. Ce travail vous permettra de diriger votre énergie vers la réussite d’objectifs plus en lien avec votre personnalité profonde, sans être totalement au service de votre Ego.
La première étape pour cela est d’identifier les situations les plus stressantes pour vous : l’échec, la médiocrité, l’agressivité, le manque de reconnaissance, l’insécurité, la contrainte, la manipulation etc…C’est assez simple à trouver : ce sont ces situations récurrentes qui vous affectent le plus. Chaque fois.
Une fois ce travail préliminaire fait, vous devrez canaliser et conserver l’énergie première que vous procure votre ego, il vous sera alors possible de réussir grâce à votre ego.
L’histoire retiendra surement des principales publications de Mihaly Csikszentmihalyi le concept de « Flow » qui peut être définie comme « un état mental atteint par une personne lorsqu’elle est complètement plongée dans une activité, et se trouve dans un état maximal de concentration, de plein engagement et de satisfaction dans son accomplissement. Fondamentalement, le flow se caractérise par l’absorption totale d’une personne dans son occupation. Un bon exemple dans la video ci-dessous…