Est-ce un signe de maturité managériale ? Quand faut-il arrêter un projet ?
Dans un monde où « tenir le cap » est parfois vu comme une qualité absolue, arrêter un projet peut sembler contre-intuitif.
Et pourtant, mettre fin à un projet devenu non stratégique est une preuve de maturité en gestion de projet.
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Pourquoi arrêter un projet ?
Une entreprise lance un projet pour servir sa stratégie (croissance, innovation, rentabilité). Mais parfois, le contexte change. Et le projet ne sert plus les objectifs initiaux.
🟥 Deux raisons fréquentes d’arrêt :
Non-alignement stratégique : le marché évolue, les priorités aussi.
Non-rentabilité : ROI trop faible, risques majeurs.
✅ Arrêter, c’est :
Éviter de gaspiller des ressources précieuses (temps, argent, talents),
Se recentrer sur ce qui crée de la valeur réelle,
Affirmer une posture de leadership responsable.
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L’arrêt de projet : reflet d’une organisation mature
Décider d’arrêter un projet ne se fait pas à la légère. Cela suppose que l’organisation dispose d’outils de pilotage solides et d’une culture projet aboutie.
🔎 3 conditions pour un arrêt de projet maîtrisé :
Un Comité de Pilotage actif (CoPil) 👉 Les décisions d’arrêt sont collégiales, documentées, argumentées.
Des KPI clairs et suivis 👉 On ne décide pas au feeling : l’arrêt repose sur des indicateurs partagés et fiables.
Un rôle fort du PMO 👉 Le Project Management Officer suit les projets, présente les alertes, et légitime la décision d’arrêt par des données concrètes.
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En résumé
Stopper un projet ne signifie pas échouer. C’est au contraire :
Un choix stratégique éclairé,
Un levier d’efficacité organisationnelle,
Un symbole de maturité projet quand il est bien cadré.
En pilotage de projet, un malentendu revient souvent : confondre la gouvernance de projet # comitologie.
👉 Pourtant, l’un est un cadre stratégique complet. 👉 L’autre n’est qu’un outil (important) au service de ce cadre.
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Gouvernance de projet : le système nerveux du programme
La gouvernance, c’est l’architecture stratégique qui encadre le projet. Elle répond à la question : Qui décide quoi, comment, avec quelles règles et dans quel but ?
🔹 Ses piliers :
Les rôles et responsabilités (ex : matrice RACI)
Les instances de décision (COPIL, Comex, comité de pilotage stratégique…)
Les processus de pilotage : gestion des risques, suivi qualité, arbitrage ressources/budget
Les modes d’escalade des décisions critiques
Les rituels et indicateurs partagés
Les principes de relation avec les parties prenantes
🧠 Bref, la gouvernance aligne, structure, arbitre, et sécurise les décisions stratégiques du projet.
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Comitologie : la mécanique des réunions
La comitologie, elle, répond à la question « Comment organiser nos comités ? »
🛠 C’est l’art de :
Définir la liste des comités
Préciser leur périmètre et composition
Planifier leur fréquence
Poser leur mode de décision
Formaliser leur préparation et reporting
📅 Elle structure le rythme de décision, mais sans les règles du jeu ni les objectifs globaux.
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Ne pas confondre = éviter 3 pièges fréquents
Organiser des comités sans cadre/Réunions stériles, décisions floues
Croire que la comitologie suffit/Perte d’alignement stratégique, escalades mal gérées
Confondre décision et information/Trop de reporting, pas assez d’engagement
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En résumé
Gouvernance
Comitologie
Vision globale et règles du jeu
Organisation pratique des comités
Pilote l’ensemble du projet
Structure les réunions
Alignement stratégique
Outil de coordination
Une bonne gouvernance utilise une comitologie claire, mais ne s’y limite pas.
3 sponsors de projet à fuir… et les clés d’un bon sponsor de projet
Dans tout projet, le rôle du sponsor est essentiel.
C’est lui qui porte le projet au sein de l’organisation, valide les grandes orientations, sécurise les moyens et soutient le chef de projet en cas de difficultés.
En théorie.
Mais dans la vraie vie… certains profils de sponsors peuvent saboter un projet sans même s’en rendre compte 😬.
En voici trois à fuir — ou à coacher intensivement.
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Le sponsor : un rôle souvent mal compris
En préalable, la définition d’un sponsor.
Le sponsor de projet, parfois appelé « maître d’ouvrage », est :
Le référent stratégique du projet
Celui qui définit les objectifs globaux et le niveau d’ambition
Un garant de l’alignement avec les priorités de l’entreprise
Le débloqueur de ressources et d’arbitrages
Sans lui, un projet peut vite se retrouver isolé, sous-financé, ou pris en étau entre des décisions contradictoires.
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1. Le sponsor invisible
Tout d’abord, le plus fréquent. Il est très facile à identifier …par son absence !
Il disparaît dès le Kick-Off
Le plus souvent, il ne répond pas aux mails ou appels
Bien entendu, il est débordé (ou pas motivé)
🎯 Conséquences :
Aucune décision stratégique
Le projet tourne en rond
L’équipe perd confiance et énergie
💬 « Vous ne comptiez pas trop sur lui… mais vous serez quand même déçu. »
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2. Le sponsor politique
Ensuite, un profil assez courant lui aussi !
Il évite les conflits
Régulièrement, il est toujours d’accord avec le dernier hiérarchique qui a parlé
Jamais, il ne s’engage sur rien !
🎯 Les problèmes posés :
Ambiguïté constante
Aucune prise de risque
Le chef de projet devient le fusible idéal
💬 « À moins d’avoir une vocation comme paillasson, protégez vos arrières. »
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3. Le sponsor instable
Enfin, le dernier profil, plus rare mais pas facile au quotidien !
Il a Mille idées par jour, mais aucune priorisée
Enthousiaste, il est aussi très… dispersé !
Sa spécialité : changer de direction sans prévenir
🎯 Au quotidien ::
Scope mouvant
Équipe en perte de repères
Fatigue et démotivation rapide
💬 « Le ‘génie inspiré’, c’est sympa au ciné… mais pas en projet. »
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Les 5 comportements du sponsor idéal
Un sponsor efficace donne une vision claire : il pose un cap lisible et partagé. En expliquant pourquoi le projet existe et ce qu’il doit transformer, il apporte du sens et motive l’équipe.
Il valide les choix structurants : organisation, priorités, budget. En tranchant rapidement, il rassure les équipes, aligne les parties prenantes et maintient la cohérence du projet.
Il sait débloquer les ressources : sans arbitrages rapides sur les moyens, le projet s’essouffle. Le sponsor facilite l’accès aux bonnes personnes, aux budgets et aux outils pour avancer.
Il prend position dans les conflits : le chef de projet n’est pas laissé seul. En soutenant publiquement l’équipe et en assumant ses choix, il légitime le collectif et renforce sa crédibilité.
Il tient ses engagements : sa parole vaut acte. En respectant ce qu’il dit, il incarne la confiance et inspire les équipes.
🔑 En résumé : le bon sponsor est présent, clair, légitime, décisif et aligné.
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✍️ À propos
Tannguy Le Dantec — L’allié des Directeurs de projets