06 16 88 33 16 info@coopil.fr
Faut-il arrêter un projet ?

Faut-il arrêter un projet ?

Faut-il arrêter un projet ?

Est-ce un signe de maturité managériale ? Quand faut-il arrêter un projet ?

Dans un monde où « tenir le cap » est parfois vu comme une qualité absolue, arrêter un projet peut sembler contre-intuitif.

Et pourtant, mettre fin à un projet devenu non stratégique est une preuve de maturité en gestion de projet.

Pourquoi arrêter un projet ?

Une entreprise lance un projet pour servir sa stratégie (croissance, innovation, rentabilité).
Mais parfois, le contexte change. Et le projet ne sert plus les objectifs initiaux.

🟥 Deux raisons fréquentes d’arrêt :

  • Non-alignement stratégique : le marché évolue, les priorités aussi.

  • Non-rentabilité : ROI trop faible, risques majeurs.

✅ Arrêter, c’est :

  • Éviter de gaspiller des ressources précieuses (temps, argent, talents),

  • Se recentrer sur ce qui crée de la valeur réelle,

  • Affirmer une posture de leadership responsable.

L’arrêt de projet : reflet d’une organisation mature

Décider d’arrêter un projet ne se fait pas à la légère. Cela suppose que l’organisation dispose d’outils de pilotage solides et d’une culture projet aboutie.

🔎 3 conditions pour un arrêt de projet maîtrisé :

  • Un Comité de Pilotage actif (CoPil)
    👉 Les décisions d’arrêt sont collégiales, documentées, argumentées.

  • Des KPI clairs et suivis
    👉 On ne décide pas au feeling : l’arrêt repose sur des indicateurs partagés et fiables.

  • Un rôle fort du PMO
    👉 Le Project Management Officer suit les projets, présente les alertes, et légitime la décision d’arrêt par des données concrètes.

En résumé

Stopper un projet ne signifie pas échouer. C’est au contraire :

  • Un choix stratégique éclairé,

  • Un levier d’efficacité organisationnelle,

  • Un symbole de maturité projet quand il est bien cadré.

Retrouvez le carrousel original ici

Gouvernance de projet # comitologie

Gouvernance de projet # comitologie

Gouvernance de projet # comitologie

En pilotage de projet, un malentendu revient souvent : confondre la gouvernance de projet # comitologie.

👉 Pourtant, l’un est un cadre stratégique complet.
👉 L’autre n’est qu’un outil (important) au service de ce cadre.

Gouvernance de projet : le système nerveux du programme

La gouvernance, c’est l’architecture stratégique qui encadre le projet. Elle répond à la question :
Qui décide quoi, comment, avec quelles règles et dans quel but ?

🔹 Ses piliers :

  • Les rôles et responsabilités (ex : matrice RACI)

  • Les instances de décision (COPIL, Comex, comité de pilotage stratégique…)

  • Les processus de pilotage : gestion des risques, suivi qualité, arbitrage ressources/budget

  • Les modes d’escalade des décisions critiques

  • Les rituels et indicateurs partagés

  • Les principes de relation avec les parties prenantes

🧠 Bref, la gouvernance aligne, structure, arbitre, et sécurise les décisions stratégiques du projet.

Comitologie : la mécanique des réunions

La comitologie, elle, répond à la question « Comment organiser nos comités ? »

🛠 C’est l’art de :

  • Définir la liste des comités

  • Préciser leur périmètre et composition

  • Planifier leur fréquence

  • Poser leur mode de décision

  • Formaliser leur préparation et reporting

📅 Elle structure le rythme de décision, mais sans les règles du jeu ni les objectifs globaux.

Ne pas confondre = éviter 3 pièges fréquents

  • Organiser des comités sans cadre/Réunions stériles, décisions floues
  • Croire que la comitologie suffit/Perte d’alignement stratégique, escalades mal gérées
  • Confondre décision et information/Trop de reporting, pas assez d’engagement

En résumé

Gouvernance Comitologie
Vision globale et règles du jeu Organisation pratique des comités
Pilote l’ensemble du projet Structure les réunions
Alignement stratégique Outil de coordination

Une bonne gouvernance utilise une comitologie claire, mais ne s’y limite pas.

 

3 sponsors de projet à fuir

3 sponsors de projet à fuir

3 sponsors de projet à fuir… et les clés d’un bon sponsor de projet 

Dans tout projet, le rôle du sponsor est essentiel.

C’est lui qui porte le projet au sein de l’organisation, valide les grandes orientations, sécurise les moyens et soutient le chef de projet en cas de difficultés.

En théorie.

Mais dans la vraie vie… certains profils de sponsors peuvent saboter un projet sans même s’en rendre compte 😬.

En voici trois à fuir — ou à coacher intensivement.

Le sponsor : un rôle souvent mal compris

En préalable, la définition d’un sponsor.

Le sponsor de projet, parfois appelé « maître d’ouvrage », est :

  • Le référent stratégique du projet

  • Celui qui définit les objectifs globaux et le niveau d’ambition

  • Un garant de l’alignement avec les priorités de l’entreprise

  • Le débloqueur de ressources et d’arbitrages

Sans lui, un projet peut vite se retrouver isolé, sous-financé, ou pris en étau entre des décisions contradictoires.

1. Le sponsor invisible

Tout d’abord, le plus fréquent. Il est très facile à identifier …par son absence !

Il disparaît dès le Kick-Off

Le plus souvent, il ne répond pas aux mails ou appels

Bien entendu, il est débordé (ou pas motivé)

🎯 Conséquences :

  • Aucune décision stratégique

  • Le projet tourne en rond

  • L’équipe perd confiance et énergie

💬 « Vous ne comptiez pas trop sur lui… mais vous serez quand même déçu. »

2. Le sponsor politique

Ensuite, un profil assez courant lui aussi !

Il évite les conflits

Régulièrement, il est toujours d’accord avec le dernier hiérarchique qui a parlé

Jamais, il ne s’engage sur rien !

 

🎯 Les problèmes posés :

  • Ambiguïté constante

  • Aucune prise de risque

  • Le chef de projet devient le fusible idéal

💬 « À moins d’avoir une vocation comme paillasson, protégez vos arrières. »

3. Le sponsor instable

Enfin, le dernier profil, plus rare mais pas facile au quotidien !

Il a Mille idées par jour, mais aucune priorisée

Enthousiaste, il est aussi très… dispersé !

Sa spécialité : changer de direction sans prévenir

 

🎯 Au quotidien ::

  • Scope mouvant

  • Équipe en perte de repères

  • Fatigue et démotivation rapide

💬 « Le ‘génie inspiré’, c’est sympa au ciné… mais pas en projet. »

Les 5 comportements du sponsor idéal

  • Un sponsor efficace donne une vision claire : il pose un cap lisible et partagé. En expliquant pourquoi le projet existe et ce qu’il doit transformer, il apporte du sens et motive l’équipe.
  • Il valide les choix structurants : organisation, priorités, budget. En tranchant rapidement, il rassure les équipes, aligne les parties prenantes et maintient la cohérence du projet.
  • Il sait débloquer les ressources : sans arbitrages rapides sur les moyens, le projet s’essouffle. Le sponsor facilite l’accès aux bonnes personnes, aux budgets et aux outils pour avancer.
  • Il prend position dans les conflits : le chef de projet n’est pas laissé seul. En soutenant publiquement l’équipe et en assumant ses choix, il légitime le collectif et renforce sa crédibilité.
  • Il tient ses engagements : sa parole vaut acte. En respectant ce qu’il dit, il incarne la confiance et inspire les équipes.

🔑 En résumé : le bon sponsor est présent, clair, légitime, décisif et aligné.

✍️ À propos

Tannguy Le Dantec — L’allié des Directeurs de projets

👉 Cet article est tiré du carrousel Canva : « 3 sponsors de projets à fuir » 

Les réunions de projet

Les réunions de projet

Pourquoi les réunions sont-elles vitales dans un projet ?

Dans un environnement projet complexe et mouvant, les réunions ne sont pas qu’un rituel administratif.

Elles assurent la coordination, l’alignement et la prise de décision au bon moment.

En suivant une routine de réunions bien structurées, le chef de projet devient un véritable chef d’orchestre.

Trois types de réunions essentielles

Type de réunion Objectif principal Fréquence recommandée
Réunion de projet (COPROJ) Coordination opérationnelle, écoute, décisions concrètes Toutes les 2 semaines
Comité de pilotage (COPIL) Arbitrages stratégiques, suivi des jalons et priorités Tous les 1 à 2 mois
Réunion flash (stand-up) Synchronisation rapide, levée des blocages quotidiens Quotidienne ou hebdo

Bonnes pratiques pour chaque réunion

Réunion de projet (COPROJ)

  • Jour, heure et lieu fixes

  • Présence obligatoire des équipiers

  • Compte-rendu systématique

  • Pas d’ordre du jour formel, mais une vraie écoute active

  • Le chef de projet y renforce sa crédibilité

Comité de pilotage (COPIL)

  • 2 à 3 décisions maximum

  • 1h maximum

  • Préparation amont cruciale : le lobbying se fait avant

  • Le CP s’y présente avec des solutions, pas des problèmes

Suivi & coordination : la méthode en continu

Une fois le projet lancé, le chef de projet agit sur deux leviers :

  • Suivi projet : comparer l’avancement réel à la référence (planning, budget, livrables)

    • Identifier les écarts

    • Déclencher les actions correctives

    • Anticiper les risques

  • Coordination des acteurs :

    • Équipe projet

    • Parties prenantes

    • Instances décisionnelles (COPIL)

💡 Le rapport mensuel est un excellent outil de synthèse pour visualiser l’état d’avancement (événements du mois, risques, prochaines étapes, etc.).

👉 Télécharge ici le modèle PowerPoint à adapter pour ton propre projet :

En résumé

Une gouvernance efficace repose sur :

  • des rendez-vous réguliers bien calibrés

  • des rituels de coordination respectés

  • un chef de projet à l’écoute, capable d’agir avec assertivité