❌ Exemples : directeur réticent, expert critique au sein d’un comité
🔧 Stratégie :
Communication persuasive + négociation
Travailler sur le périmètre et les risques
Impliquer via la gouvernance (donner un rôle pour éviter les freins)
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3. Faible influence / Positionnement négatif
⚠️ Exemples : utilisateurs finaux sceptiques, fonctions supports non sollicitées
🔧 Stratégie :
Informer sans chercher à convaincre à tout prix
Être à l’écoute des objections
Donner des réponses claires pour limiter les rumeurs
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4. Faible influence / Positionnement positif
🤝 Exemples : relais terrain motivés, chefs de projet alliés
🔧 Stratégie :
Donner la parole en tribune
Valoriser leur engagement
Les inclure dans des actions concrètes (ex. : pilotes, tests…)
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3 erreurs fréquentes à éviter
🚫 Ne pas cartographier du tout (« on verra bien ») 🚫 Penser que les parties prenantes sont fixes (elles évoluent !) 🚫 Trop communiquer sans adapter le ton et le canal
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En résumé
Cartographier les parties prenantes, ce n’est pas une option : 👉 c’est un levier pour piloter l’acceptabilité du projet et sécuriser sa réussite.
Adopte une posture proactive :
Anticipe les oppositions
Mobilise les soutiens
Adapte ta stratégie au bon niveau d’influence
Le management des parties prenantes, c’est de la politique projet au sens noble du terme : faire bouger les lignes en tenant compte des forces en présence.
On dit souvent qu’un projet est un “moyen” pour atteindre une “fin” stratégique. Mais dans les faits, trop de projets restent déconnectés de la vision globale de l’entreprise.
Un projet bien cadré, c’est un projet qui fait sens dans la trajectoire stratégique de l’organisation. Et pour y parvenir, un outil simple peut tout changer : la fiche d’analyse projet – Enjeux / Objectifs / Défi permet de lier projet et stratégie d’entreprise
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Pourquoi relier projet et stratégie est indispensable ?
Un projet, même parfaitement exécuté, peut rater sa cible si :
Il ne répond pas à un enjeu stratégique réel,
Il déploie des ressources sans retour attendu clair,
Il produit des livrables… inutiles à long terme.
👉 À l’inverse, un projet bien aligné mobilise mieux, convainc plus vite et livre plus de valeur.
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L’outil pratique : la fiche « Analyser son projet »
Cette fiche en 3 axes t’aide à relier ton projet à la stratégie de ton organisation, en te posant les bonnes questions dès le démarrage :
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1. Les enjeux 🔍
Ce sont les objectifs à long terme du projet. Ils répondent au “pourquoi” stratégique :
Que cherche-t-on à transformer, améliorer, sécuriser ?
En quoi ce projet répond-il à une priorité d’entreprise ?
✅ Utilité : permet de justifier le projet auprès de la direction et des sponsors.
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2. Les objectifs 🎯
Ce sont les livrables concrets : délais, qualité, coûts, périmètre (QCDP). Ils sont à court ou moyen terme, mais doivent servir les enjeux. Une bonne pratique ? Lier chaque livrable à un bénéfice stratégique identifié.
✅ Utilité : alignement clair entre action terrain et vision stratégique.
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3. Le défi du projet 🧠
C’est ce qui rend ce projet unique et complexe. Le défi peut être technique, humain, politique ou organisationnel. C’est le facteur clé de réussite à ne pas sous-estimer.
✅ Utilité : aide à anticiper les risques et à adapter la gouvernance.
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Un réflexe à cultiver pour tous les chefs de projet
Lier systématiquement projet et stratégie :
Renforce ta crédibilité auprès des dirigeants,
Donne plus de sens à ton équipe,
Justifie tes choix face aux imprévus.
🔁 Ce lien stratégique n’est pas à faire une fois pour toutes. Il évolue avec le projet : reviens régulièrement à ta fiche pour la réajuster.
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En résumé
Un projet sans lien clair avec la stratégie, c’est comme une boussole sans nord. Avec la fiche « Enjeux – Objectifs – Défi », tu poses les bases d’un projet utile, piloté et reconnu.
5 changements de posture pour devenir un chef de projet inspirant
Dans un monde où les chefs de projet sont souvent vus comme des experts ultra-efficaces, l’évolution vers un leadership plus humain et collaboratif devient un facteur clé de réussite.
Ces 5 changements de posture, simples en apparence, ont un impact fort sur la performance collective et la qualité des interactions. Voici comment les mettre en œuvre concrètement.
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1. Apprenez à vous taire… vraiment !
🙊 Enchaîner les solutions, rebondir vite, combler les silences ? Ce réflexe est courant. 🧠 Et si vous laissiez des blancs ? Vous écoutez mieux, vous laissez l’autre exister.
✅ Effet immédiat : meilleure écoute, équipes qui s’expriment plus librement.
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2. Acceptez d’avoir tort
Dire “j’avais tort” n’est pas une faiblesse, c’est une force de leadership. Reconnaître l’expertise d’un autre membre du projet, c’est renforcer sa confiance.
Loin d’entamer votre légitimité, dire « je ne sais pas » ouvre la porte à la co-construction. Posez la question à l’équipe : “Une idée ?”
✅ Bénéfice : vous activez l’intelligence du groupe, sans écraser les autres.
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4. Demandez de l’aide
Vous n’êtes pas seul. Montrer que vous avez besoin des autres renforce la cohésion. C’est aussi une marque de lucidité et de maturité professionnelle.
✅ Impact : meilleure entraide, plus de motivation, moins d’isolement.
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5. Dites merci (pas qu’à la fin du projet)
Un mot simple, trop souvent oublié dans le stress du quotidien. La reconnaissance entretient l’envie, le respect, et la fidélité des équipiers.
✅ Résultat : un climat sain, plus d’engagement dans l’effort collectif.
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En résumé
Ces postures font la différence entre un chef de projet compétent… et un chef de projet inspirant. Elles ne demandent ni outil, ni budget. Juste du courage et de la constance.
NEWSLETTER NOV 25 – Comment devenir directeur de programme
Chaque mois, la newsletter du PM360 Score met en lumière les enseignements issus des autoévaluations de plus de 200 chefs de projet et PMO. En novembre, nous avons exploré une question clé : 👉 Qu’est-ce qui distingue un coordinateur transverse d’un vrai directeur de programme ?
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Ce que révèlent les scores du mois
Les résultats agrégés du PM360 Score montrent une tendance claire :
Les compétences techniques ne suffisent plus.
Les chefs de projet performants se distinguent par leur gouvernance, leur capacité d’influence, et leur posture projet.
💡 Top 3 des leviers d’évolution identifiés :
La gouvernance : clarifier les rôles et les décisions pour gagner en efficacité.
L’interculturel : anticiper les décalages entre sites, cultures ou métiers.
La posture projet : passer de l’exécution à l’influence — un axe encore trop sous-exploité.
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Le passage de “chef de projet” à “directeur de programme”
C’est souvent une transition invisible. Les profils expérimentés découvrent qu’ils doivent désormais :
Orchestrer plusieurs projets,
Arbitrer au niveau stratégique,
Fédérer des parties prenantes très diverses.
🎯 Cette évolution demande moins de méthode, et davantage de leadership transversal.
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L’axe “posture & coaching” du PM360 Score
Parmi les 7 dimensions analysées par le PM360 Score, celle du développement personnel et de la posture projet est celle qui progresse le plus vite.
Elle mesure la capacité à :
Travailler sa communication et son influence,
Gérer les situations politiques avec recul,
Aligner sa posture sur le niveau stratégique du projet.
🧩 C’est souvent le déclencheur du passage vers un rôle de direction de programme.
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Passez à l’action
Envie de situer votre profil projet parmi vos pairs ? Le PM360 Score vous propose un diagnostic en 3 minutes, gratuit et anonyme :
Dans le monde réel, un planning ne reste jamais figé. Les projets vivent, s’ajustent, glissent…
Et c’est là que le diagramme temps/temps entre en scène.
Cet outil visuel avancé aide à suivre l’évolution réelle des jalons clés dans le temps, et à repérer rapidement les dérives.
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C’est quoi un diagramme temps/temps ?
Le diagramme temps/temps est un graphique à double entrée qui croise :
L’échéance prévue à l’instant T (axe vertical)
La période de reporting (axe horizontal)
Il trace la trajectoire de chaque jalon du projet (recette, appro, réunion de lancement…) au fil du temps, pour visualiser les glissements de planning, les stabilisations, les retards non maîtrisés
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Comment le lire ?
Chaque courbe représente un jalon identifié.
La courbe est horizontale, le jalon n’a pas bougé.
Si elle monte, c’est que son échéance a été repoussée.
La tendance est à la baisse (rare !), c’est que l’échéance a été avancée.
💡 L’œil repère très vite les tendances :
dérive globale du projet
points de blocage persistants
marges consommées trop tôt
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Pourquoi c’est utile pour un chef de projet ?
✅D’abord, pour suivre visuellement la dynamique du planning ✅Ensuite, afin de comprendre les effets d’entraînement entre jalons ✅ Enfin, pour alerter en Comité de Pilotage avec un support simple mais percutant ✅Parfois, pour s’appuyer sur des faits pour arbitrer, re-prioriser, renégocier
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Exemple d’usage
Dans l’exemple illustré (voir image ci-dessous), on constate les points suivants :
Certains jalons comme le retour d’expérience ou la recette entrepôt glissent régulièrement
Ensuite, le jalon « fin des fondations » reste stable, ce qui indique un bon verrouillage technique
Enfin, l’approvisionnement a subi une dérive de 2 mois
👉 C’est une mine d’or pour expliquer les retards et prévenir les effets domino sur la suite du projet.