Logothérapie

J’ai découvert la Logothérapie en lisant un livre sur les crises de la quarantaine. Un simple petit paragraphe sur la Logothérapie et la recherche de sens. 3 lignes à peine ! Ca a fait ‘tilt’, début octobre 2013. A la toussaint, j’étais inscrit à mon premier module de formation, en Alsace, dispensé par Anna-Maria Stegmaier, du réseau de Logothérapie. Depuis j’ai fini le cycle 1, en cours de cycle 2 et également en supervision pour obtenir au final le titre de logothérapeute RdL, 2017 si les astres sont avec moi.

« La Logothérapie est la troisième école viennoise de thérapie, créée au début du 20ème siècle, en parallèle de la psychanalyse de Sigmund Freud et de la psychologie individuelle d'Alfred Adler. Son fondateur, Viktor Frankl, postule que l’homme est avant tout un être à la recherche de sens. Plus particulièrement de recherche d'un sens à sa vie, non pas au sens de la vie en général, recherche qui est, elle, dans une démarche religieuse. La Logothérapie est non confessionnelle.

Si la Logothérapie ne remet pas en cause la notion d’inconscient développée par Freud, elle postule également que l’homme n’est pas seulement un être en lutte contre ses pulsions, sexuelles notamment, mais qu’il est tiré par sa recherche de sens. En outre, s’il existe un inconscient pulsionnel, dont une partie sexuelle, V. Frankl revendique aussi un inconscient « spirituel » qui permet de créer les œuvres d’art, la musique, la poésie etc. L’inconscient n’est pas qu’une fosse obscure, c’est aussi une source de lumière.

L'homme est surtout tiré par la lumière et le sens et pas uniquement poussé par ses pulsions.

Une notion est particulièrement intéressante dans la Logothérapie en regard des personnes ayant vécues un burnout ou un cancer. C’est le concept de tournant Copernicien. C’est la transformation de la question "Pourquoi cet évènement m’arrive à moi ?"  en « Quel est le sens que je peux trouver à ce qui m’arrive ? ».

Ce changement de centrage est majeur dans la vie d’un malade. Car ce n’est plus l'homme qui pose une question à la vie mais bien la vie qui pose une question à la personne : que vas-tu faire de ce qui t’arrive ? La première question « Pourquoi », à laquelle aucune réponse satisfaisante ne peut être trouvée, peut alors se transformer en « Pour en faire Quoi ? ».

Un autre concept logothérapique est développé par Elisabeth Lukas dans son livre « Quand la vie retrouve un sens ». Elle y développe différents exemples thérapeutiques. Avec une approche basée sur la recherche de sens par la personne, cette recherche pouvant déboucher sur une vision différente de la situation et surtout sur une extraordinaire ressource d’énergie. La personne qui trouve sa place, à cause ou grâce à une maladie, trouve aussi une source de motivation sans précédent. C’est un levier puissant pour la personne de trouver sa place et d’y trouver du sens. Comme le souligne E. Lukas « Le bonheur est de savoir que l’on sert une tâche qui a un sens ». Parvenir à répondre à la question :

« Pour en faire quoi ? » avec justesse, c’est toucher du doigt qui l’on est vraiment et qui sont ceux qui vont donner du sens à sa vie.

C'est un dernier concept fort de la logothérapie. Le sens de sa vie ne se trouve que vers l’autre. Il ne peut se trouver de soi vers soi mais bien de soi vers un autre, que ce soit sa famille, ses enfants, une population particulière, un être spirituel. »

Searching for Meaning - Viktor Frankl

Cette vidéo m'épate toujours. 5' pourtant...et un si mauvais accent!

Mais quel impact, tout à l'air si simple

 

Mans' search for meanings by V Frankl

Un résumé accessible, au moins pour les 2 idées clés :

  • le bonheur est un effet secondaire, pas un but
  • La conscience améliore les choix, chacun est responsable de ses choix, de la façon de faire face

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